Les condamnés du bassin minier

Posted: 28th May 2014 by 13mars in Alertes
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Communiqué

Grave précédent judiciaire : le tribunal de première instance de Gafsa a prononcé le 21/05/2014 des condamnations à 10 ans d’emprisonnement à l’encontre de 14 personnes originaires d’Oum Larayess. Ces condamnations iniques et répressives font suite aux revendications sociales basiques exprimées par les populations de la région de notamment suite aux préjudices causés par la Société des Phosphates de Gafsa à leurs terrains agricoles et l’exploitation de ces terres hors de tout droit depuis 40 ans.

Ces condamnations surviennent dans un contexte socio-économique déplorable pour les familles des condamnés et pour la région en général qui souffre de marginalisation, d’appauvrissement et qui a faim depuis des décennies.

Les populations de la ville d’Oum Larayess refusent catégoriquement cette mascarade judiciaire et réitèrent leur soutien indéfectible aux leurs. Elles exigent la libération inconditionnelle des personnes arrêtées comme elles demandent à êtres reconsidérées, elles, les leurs et toutes les populations de la délégation qui ont été le flamme du soulèvement des mines de 2008.

Les populations d’Oum Larayess

22-05-2014

(Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, Luiza Toscane)

Très Urgent

Oum Larayess, Gafsa

 

Après la signature procès verbal de séance avec la Société des Phosphates de Gafsa qui engage cette dernière à trouver une solution à une situation de ce qui reste de terrains endommagés à Berka (qui relève d’Oum Larayess), à fournir 50 emplois et à aider au forage des puits agricoles, et suite aux atermoiements de la société qui n’a pas exécuté ce qui était stipulé par l’accord, les populations concernées ont fait un sit-in au début du mois de mai 2012 à Berka, plus précisément au point de pompage des eaux destinées au lavage du phosphate de Metlaoui et elles ont coupé le circuit de l’eau, première étape de la défense de revendications auxquelles la Société n’a pas répondu. Dans la foulée, des forces de police se sont rendues sur les lieux, ont chargé les manifestants et procédé à des arrestations arbitraires. Pour faire libérer les personnes arrêtées sur les lieux mêmes, la confrontation s’est intensifiée entre manifestants et forces de police. Tous ont été relâchés, sauf Moussa Saïdi. Les forces de police ont ensuite quitté les lieux et une affaire a été intentée contre les manifestants qui sont recherchés et en fuite jusqu’à aujourd’hui.

A la suite de l’audience du mercredi 21 mai 2014, le tribunal a rendu des jugements iniques à l’encontre de 14 personnes, les condamnant à dix ans d’emprisonnement fermes. Voici la liste des personnes condamnées :

Faïçal Saïdi, marié, en fuite

Les frères Salah Saïdi, et Farid Saïdi, mariés et en fuite

Alwardi Saïdi, marié, et son fils Hussam Saïdi, célibataire, tous les deux en fuite.

Les frères Badreddine Saïdi et Ammar Saïdi, mariés, tous les deux en fuite

Les frères Ali Saïdi, marié et Boubaker Saïdi, célibataire, tous les deux en fuite

Hédi Saïdi, marié, en fuite

Ouniss Saïdi, marié, en fuite

Nizar Ammari, marié, en fuite

Ouard Saïdi, célibataire, handicapé mental, en fuite

Moussa Saïdi, célibataire, détenu depuis un an et un mois. Lors de sa garde à vue, il a tenté de se suicider et a été secouru. Son état psychique s’est beaucoup dégradé.

Appel à tous les Tunisiens, aux défenseurs des droits de l’homme et aux avocats de Gafsa et des autres régions d’accorder à cette affaire l’importance qu’elle revêt et de se tenir à leurs côtés pour prendre leur défense et œuvrer à leur libération et lever l’injustice qui leur est faite à l’heure où sont libérés les criminels, où restent en liberté et sans être poursuivis les assassins des martyrs et ceux qui ont spolié les richesses du peuple, sans parler des scandales qui émaillent la vie du pays et qui voient condamnés les détenteurs du droit et la jeunesse qui s’est révoltée contre le pouvoir de Ben Ali

Appel à toutes les consciences libre, les militants et les associations de droit, à l’UGTT pour intervenir et résoudre le problème, rendre la justice aux opprimés et les acquitter.

Mouvement Tamarroud de Tunis, 22 mai

Source : https://www.facebook.com/167888266726256/posts/272500129598402

 

(Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, Luiza Toscane)

bayan

Ben Ali partout ! Justice nulle part !

Posted: 21st May 2014 by Hasni in FreeJabeur
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Le Comité de soutien de Jabeur Mejri dénonçait hier l’acharnement judiciaire dont était victime Jabeur.

Aujourd’hui, une preuve de plus est apportée par une condamnation disproportionnée suite à l’altercation entre Jabeur et un greffier. La peine de 8 mois d’emprisonnement a été confirmée. Jabeur reste donc en prison dans l’attente d’un jugement dans une autre affaire de détournement de fonds remise au goût du jour quand le Président provisoire a gracié Jabeur Mejri.
Il est clair pour le Comité de soutien qu’il y a une volonté délibérée de ne pas accéder à la grâce présidentielle et de garder coûte que coûte Jabeur en prison afin de lui faire chèrement payer sa liberté d’expression, et dissuader toute nouvelle tentative.
Jabeur, plus que jamais, est le symbole de cette jeunesse que l’on veut faire taire et pour cela tous les moyens juridiques de l’époque de la dictature sont utilisés. Le message adressé est clair : fermer la et rester dans le rang d’un État policier ou alors attendez-vous à de la prison.
Ce scandale judiciaire est un scandale de plus dans la Tunisie post 14 janvier. Le Comité de soutien de Jabeur Mejri appelle à l’action commune l’ensemble des citoyens, militants et associations œuvrant pour que justice soit faite et en particulier les comités de soutien à Azyz Ammami et Myriam Ben Mohamed.
Par ailleurs, le Comité de soutien a demandé aux avocats d’accélérer la procédure de saisine de la Cour Africaine des Droits de l’Homme, procédure qui suivra son cours quelques soient les évènements.
Le Comité de soutien

Soutenez Azyz

Posted: 14th May 2014 by Hasni in FreeJabeur
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Durant la nuit du 12 mai 2014, aux alentnours de 23h, le blogueur et militant tunisien Azyz Amami (@Azyyoz), ainsi que son ami Sabri Ben Mlouka (photographe), ont été arrêtés par une unité d’intervention qui a délibérément violenté ces deux derniers avant de les transporter pour un interrogatoire au poste de la Goulette. C’est vers 3h du matin, qu’ils seront finalement, transférés au centre de détention de Bouchoucha.

Ce matin, un rassemblement spontané s’est formé devant le poste de police de Tunis-Carthage puis s’est dirigé vers le poste de la police légale de Sidi Bousaid pour y attendre la venue des deux jeunes hommes. Les présents sont venus d’une part soutenir les familles des détenus et dénoncer cette police dites républicaine qui n’a toujours pas mis fin à ses brutalités et violations de droits humains.

Plus tard dans la journée, le père de Amami affirmera que son fils a été escorté jusqu’au poste de la police légale de Sidi Bousaid, où a eu lieu son interrogatoire. Il a confirmé qu’Azyz a nié toutes les accusations et a déclaré que ce sont des accusations « fabriquées » suite à la campagne « مركز حرقت انا حتى » (« Moi aussi, j’ai brûlé un poste de police »). « J’ai pu voir mon fils pendant cinq minute. Il a été bel et bien tabassé mais son moral est boosté », ajoutera Mr Amami. Azyz a par suite refusé la visite de l’équipe médicale et aux dernières informations, il comparaitra le jeudi au Tribunal à 09h, et sera demain au service de la police téchnique, toujours d’après son père.

L’arrestation de Azyz Amami semble être visée et planifiée surtout que ce dernier représente l’une des figures du processus révolutionnaire en Tunisie. Il n’est pas à rappeler que ce jeune militant a toujours été aux premiers rangs de la lutte contre l’injustice, et à l’écoute de la détresse de tous les oubliés, plus particulièrement dans le dossier des martyrs et blessés de la Révolution. Ce jeune activiste et icone de la révolte tunisienne a toujours su dénoncer l’opportunisme des forces politiques, dénonçant l’irresponsabilité et l’incompétence de la classe politique. Sa toute dernière apparition sur Ettounsiya TV a porté beaucoup d’émotions et de rages auprès des auditeurs. Serait-ce un défaut d’être militant et dénoncer la trahison des leaders du pays ? Avait-il tort de mener une bataille contre l’injustice ? Est-ce le prix à payer pour avoir rêvé d’une Tunisie juste et en paix ?

Soutenez Azyz Amami

A.B.N.-Astrolabet

 

Source : http://alsajin52.tn/2014/05/14/soutenez-azyz/

Du jamais vu en Tunisie.

Posted: 14th May 2014 by Hasni in FreeJabeur
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Les dernières informations qui nous parviennent concernant le sort de Jabeur Mejri nous font craindre pour sa santé tant la cabale qui est orchestrée pour le maintenir en prison et le détruire est violente. Nous y reviendrons plus bas.

L’actualité concernant d’autres personnes nous fait craindre un retour d’une Justice partisane et inique. L’accumulation de violences et d’injustices faites aux personnes par ceux là même qui devraient les protéger est sans précédent.
L’actualité de ce mois de mai 2014 nous renvoie aux heures sombres de la dictature et aux pratiques courantes du régime du RCD. A croire que si la vitrine a changé, les comportements de certains juges, policiers et autres détenteurs de l’autorité, eux, n’ont pas changé. Il faut dire et ce n’est pas la moindre des choses, que les lois liberticides, qui permettaient à la dictature de mettre les gens en prison pour avoir exprimé une opinion opposée à celle du régime, sont toujours présentes. Ces lois sont utilisées de manière acharnée, pour emprisonner toute personne qui remettrait en cause la machine ou les rouages de cette machine.
Trois années après le départ de Ben Ali, le constat est sans appel : certains agents du régime restent intouchables. Toute remise en cause de leurs comportements délictueux ou criminels conduit automatiquement à un acharnement judiciaire, sans exclure les violences physiques.
Le règne du deux poids, deux mesures semble s’installer en Tunisie. Des faits :
- deux policiers, reconnus coupables d’un viol, sont condamnés à la peine minimum accordée en cas de circonstances atténuantes. L’ignominie de ces gens qui se pensent au dessus des lois va jusqu’à les pousser à porter plainte contre leur victime qui devient coupable d’avoir été violée.
- D’autres rouages de cette machine à réprimer sont acquittés et/ou condamnés à minima. Un exemple : le tribunal militaire de Tunis a jugé le coupable de l’assassinat du martyr Ahmed Ouerghi , qui n’est autre qu’un capitaine de l’armée, à 4 mois de prison avec sursis.
- Des faits encore : des jeunes sont condamnés pour avoir fait l’usage de stupéfiants à une année d’emprisonnement. Aucune circonstance atténuante n’est possible pour cette jeunesse que l’on veut briser, mettre à genoux et bâillonner.
- La jeunesse révolutionnaire qui a donné son sang, sa vie pour la Liberté du peuple Tunisien est aujourd’hui sur le banc des accusés pour avoir participé à des manifestations ou des contestations du pouvoir. (Fethi Jelayli à titre d’exemple, unecinquantaine de personnes est accusée d’avoir incendiée un poste).
- Les familles des martyrs de la Révolution ne seront pas épargnées par le rouleau compresseur de l’injustice et de l’insulte faite aux morts : deux frères d’un martyr verront libérer les assassins de leur frère et se retrouverons sur le banc des accusés ! (Helmi Chniti frère du martyr Ghassen Chniti et Issam Omri frère du martyr Mohamed Omri).
Le comité de soutien de Jabeur Mejri a plusieurs fois indiqué que le cas de Jabeur était symbolique : symbole de la Liberté d’expression de la jeunesse que l’on veut bâillonner, symbole de l’acharnement judiciaire contre une personne qui a le soutien de l’opinion publique, symbole de l’absence des partis politiques à défendre les acquis de la Révolution. Mais Jabeur Mejri est aussi le symbole de la capacité de la Justice et de la police à être rapides, quand ils l’ont décidé, pour laminer leurs victimes.
Nous informons l’opinion publique que si Jabeur Mejri est encore en prison aujourd’hui, c’est par la volonté du pouvoir de le détruire. Nous affirmons que Jabeur Mejri a été, volontairement et délibérément, poussé à bout et à la faute, par ceux la même qui auraient dû procéder à la gestion de son audition.
A peine la faute commise, la première insulte renvoyée à celle qui recevait : Jabeur Mejri a été arrêté. Nous affirmons que cette altercation a été provoquée volontairement. Jabeur Mejri est tombé dans le piège. Les preuves ne manquent pas. Nous ajoutons que le juge a émis un mandat de dépôt, sans prendre la peine d’en informer Jabeur Mejri ou ses avocats. Selon les professionnels que nous avons interrogé, la rapidité concernant les procédures et les mesures prises contre Jabeur est du jamais vu de mémoire de juristes, y compris dans les tribunaux de Tunis pour des affaires d’homicides !
Demain, 14 mai 2014, Jabeur Mejri passe à nouveau devant les tribunaux. Condamné à 8 mois d’emprisonnement pour cette simple altercation, pour ce piège dans lequel il est tombé n’est pas suffisant. Le parquet a fait appel afin de l’écraser un peu plus.
Nous ne lâcherons rien. Nous dénoncerons avec le même acharnement cette injustice qui lui ait faite. Ces méthodes de l’époque du RCD et de Ben Ali n’ont plus de places dans la Tunisie d’aujourd’hui. Le Comité de Soutien de Jabeur Mejri continuera son combat pour défendre les droits et les libertés durement acquis ?
Source : http://jabeurghazifree.blogspot.fr/2014/05/du-jamais-vu-en-tunisie.html

Pour la Vérité & Justice (campagne)

Posted: 26th April 2014 by Hasni in Mouvement du 13 mars

Vérité & Justice

TANT qu’on n’aura pas rendu justice aux victimes de la répression lors de tous les soulèvements populaires, notamment ceux du Bassin minier et ceux qui ont débuté en décembre 2010, et tant que ces victimes n’auront pas été reconnues, en tant que telles, dans les faits et dans les textes,

TANT que ces personnes qui ont, dans un élan sans précédent, affronté et combattu la répression et les balles pour faire fuir Ben Ali, sa mafia et le RCD, ne seront pas solennellement proclamées fer de lance de la révolution historique, souffle d’espoir pour l’humanité toute entière,

NOUS serons nombreux-ses à nous mobiliser pour défendre leur droit, notre droit, à la vérité et à la justice.

PARCE QUE nous considérons que ceux qui ont osé défier l’appareil répressif du régime de Ben Ali, en s’attaquant notamment à des postes de police durant les événements de la révolution, sont des révolutionnaires qui ont défendu une cause juste en usant d’une violence légitime, fondée et inévitable,

PARCE QUE tant que la justice n’est pas rendue et que la reconnaissance par l’Etat n’est pas obtenue, jamais l’unité nationale n’aura de sens et jamais nos libertés si chèrement payées n’auront de valeur,

PARCE QUE la situation politique actuelle se caractérise par une offensive générale orchestrée contre la révolution, offensive qui use de calomnies contre les martyrs, les blessés, leurs familles, ceux qui les soutiennent, en premier lieu leurs avocats et, d’une manière générale, les révolutionnaires, comme en témoignent les plaidoyers, sur les plateaux de télévision et dans les médias en général, en faveur de Ben Ali et de son système mafieux, tout comme la libération obscène de la parole de ceux qui, pour soutenir les bourreaux et les responsables de la répression, utilisent tous les moyens pour discréditer les martyrs, réécrire l’histoire et pour, in fine, faire de la révolution une simple rumeur,

PARCE QUE nous considérons que les familles des martyrs, blessés, et de manière générale tous les jeunes qui ont contribué à la révolution, sont en train d’être injustement réprimés et inculpés pour avoir osé dessiner les contours de nos droits et de nos libertés,

PARCE QUE nous demeurons convaincu-e-s que seule la mobilisation populaire, comme elle l’a maintes fois démontré, permet par son ampleur et la force de ses revendications d’infléchir les décisions politiques,

PARCE QUE, tout comme la majorité des nos concitoyen-ne-s, nous n’avons aucunement confiance dans le système judiciaire qui malgré tous les appels de plusieurs catégories de la société n’a pas été épuré,

PARCE QUE, tant que ce système est aux ordres comme il l’a encore démontré, notamment à travers les procès de jeunes artistes, de journalistes après le départ de Ben Ali, et surtout dans les procès des accusés de tueries et de blessures infligées à des milliers de Tunisien-ne-s, nous n’aurons pas confiance en lui,

PARCE QUE, depuis le 14 janvier, tous les gouvernements « provisoires » successifs ont intentionnellement enterré les dossiers de la justice transitionnelle au profit de calculs politiciens, tout en criminalisant ceux qui se battaient pour un Etat libre et juste, comme ceux qui luttaient pour la justice sociale et la reconnaissance du lourd tribut payé par les classes populaires dans le processus de libération de la Tunisie,

PARCE QUE, plus de trois ans après la fuite du dictateur, la justice militaire est, à juste titre, soupçonnée de partialité. Le déroulement des procès devant les tribunaux militaires a confirmé l’absence de volonté d’établir la vérité, notamment par le fait qu’ils se soient contentés de statuer sur la base de dossiers ouvertement expurgés par les fonctionnaires solidaires et complices des inculpés,

PARCE QUE nous sommes fiers des sacrifices de nos martyrs et de nos blessés, et prêts à continuer sur le chemin qu’ils ont tracé pour nous,

PARCE QU’il est de notre devoir d’œuvrer à la conservation de la mémoire collective afin d’écrire correctement l’Histoire, Notre Histoire, celle qui sera transmise aux générations futures et que nous tenons à ce que cette Histoire soit fidèle à la réalité… à la Révolution,

NOUS, signataires de ce manifeste, déclarons notre rejet du fait accompli et notre ferme résolution à défendre, aux côtés de celles et ceux qui luttent depuis longtemps, l’avenir que nous avons rêvé pour notre pays. Nous sommes particulièrement solidaires de l’appel lancé par un groupe de jeunes à travers la campagne de défi à l’égard de la justice et de la police ‫#‏حتى_أنا_حرقت_مركز_البوليس‬;

NOUS exigeons que soient appliquées, immédiatement, les dispositions de la loi sur la justice transitionnelle dont dépend l’établissement de la vérité et de la justice ; condition sine qua non pour mettre fin à toute tentative de restaurer la dictature,

NOUS demandons à ce que soient prises en considération les revendications des familles des martyrs et des blessés d’être représentées au sein de la Commission de la Vérité et de la Dignité,

NOUS exigeons l’arrêt immédiat des procès contre les révolutionnaires et la libération immédiate de tous ceux qui ont été mis aux arrêts,

NOUS appelons toutes les Tunisiennes et Tunisiens à la mobilisation pour que la justice transitionnelle soit appliquée, qui aura à connaître de toutes les répressions, de tous les crimes et délits que le régime a commis depuis 1955 et sur lesquelles il s’est bâti,

NON, la révolution ne deviendra pas une rumeur.

 

Vous pouvez envoyer votre signature à : campagne.justice@gmail.com
http://lady-justy.blogspot.com/2014/04/pour-la-verite-et-la-justice.html

Hommage à TUNeZINE

Posted: 11th March 2014 by WebMaster in Mouvement du 13 mars
13 mars 2014 – Tunis – les blogueurs, activistes et cyber-activistes  commémorent comme chaque année la disparition de Zouhair Yahyaoui,  premier martyr cyber activiste de la Tunisie et du monde arabe.
A cette occasion, les amis de Zouhair alias « Ettounsi »  organisent une rencontre au « 404Lab » de l’Agence Tunisienne  d’Internet. Dans ce même endroit qui opérait, à l’ère de Ben Ali, les opérations de censure et de surveillance,  un hommage sera rendu à Zouhair Yahyaoui et à travers lui à toute une génération de militants qui ont contribués à  la révolution de la dignité et de la liberté.
Par cette rencontre, les blogueurs et activistes, rendent hommage à  un jeune tunisien qui a sacrifié sa vie pour  le combat de la liberté d’expression et des Droits de l’Homme en Tunisie. Par cette même occasion, les participants rappellent les dangers qui guettent la liberté d’expression en général et les  libertés numériques et à travers,  entre autres, la nouvelle Agence Tunisienne des Télécommunications.  Cette agence destinée à contrôler les télécommunications, sous le  prétexte de la lutte contre la criminalité, sera bientôt le nouveau «  Ammar 404 » de Tunisie.
Rappelons que Zouhair Yahyaoui, décédé le 13 mars 2005, a connu un  succès énorme grâce à ses écrits en dialecte sur le journal en ligne TUNeZINE.  Il a été arrêté le 4 juin 2002, pour ses écrits qui dénonçaient la  censure et les difficultés des journalistes tunisiens. Le 10 juillet de la même année, la Cour d’appel de Tunis le condamne à une peine de deux  ans de prison. Après des tortures physiques, morales et des privations (même de ses  courriers et son journal intime), Zouhair bénéficiera d’une libération  conditionnelle, le 8 novembre 2003, suite à des pressions  internationales.
Zouhair est devenu l’un des symboles de la liberté d’expression pas  seulement en Tunisie mais aussi dans le monde entier. Le 19 juin 2003,  il était honoré du premier prix Cyberliberté de Reporters Sans Frontières – Globnet.
Il meurt à l’âge de 37 ans d’une crise cardiaque.
Blogueurs, activistes, cyber-activistes et société civile expriment,  en cette journée mémorable, leur volonté de continuer le combat  d’Ettounsi : protéger de la liberté d’expression en Tunisie sans conditions, ni contrôle, ni censure masquée.

 

 

Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement.

Rendez-vous à 19h ce jeudi 13 mars 2014 au 404Lab: 13, Avenue Jugurtha Mutuelleville. 1002 TUNIS BELVEDERE

LIBRE ! ENFIN ! #FREEJABEUR !

Posted: 4th March 2014 by Hasni in FreeJabeur

Détenu depuis deux années pour s’être exprimé, Jabeur Mejri a été libéré Jabeur Mejri.

Le premier prisonnier d’opinion de Tunisie depuis les évènements de janvier 2011, a été libéré ce soir.

Après des mois de tergiversations, de controverses et de faux-semblants, il avait été annoncé, le 13 février, que Jabeur Mejri bénéficierait d’une grâce présidentielle, ce qui laissait espérer sa libération.

Le même jour, il était en réalité révélé qu’aucune libération n’interviendrait, une détention ayant été ordonnée suite au dépôt opportun d’une plainte relative à des faits anciens. Renouant avec la tradition tunisienne des procès d’opinion de l’ère Ben Ali, un motif de droit commun était donc invoqué pour justifier le maintien en détention d’un prisonnier d’opinion.

C’est dans le cadre de cette affaire de droit commun qu’une demande de mise en liberté a été déposée et refusée une première fois. Ses avocats nous informent aujourd’hui que le recours contre ce refus de libération a été reçu par les juges de la Chambre d’accusation.

Jabeur Mejri a donc été libéré le 4 mars 2014. Si cette mise en liberté est une nouvelle de première importance, et une victoire pour l’ensemble des défenseurs de la Liberté de conscience et la liberté d’expression, le Comité de soutien restera actif tant que l’ensemble des charges retenues contre Jabeur Mejri seront maintenues, et tant que Jabeur Mejri n’aura pas été réhabilité.

Nous ne manquerons pas de communiquer et d’informer sur cette seconde affaire qui n’a eu d’autres objectifs que de maintenir Jabeur Mejri en prison en dépit de la grâce présidentielle. Voilà pourquoi, le Comité de soutien reste vigilant sur les suites qui seront données au dossier de Jabeur Mejri.

Le Comité de soutien remercie l’ensemble des personnes anonymes et connues qui nous ont apporté leur concours et leur solidarité, les artistes et notamment les dessinateurs de presse avec cette action internationale de 100 dessins pour Jabeur. Nous remercions également l’ensemble des ONG internationales (FIDH, Amnesty International, HRW, …) pour leurs actions et leurs collaborations. Nous tenons à nous associer à la joie de la famille et à son soulagement.

Nous espérons que Jabeur Mejri pourra accéder à une tranquillité bien méritée après ces mois d’emprisonnement.

Le Comité de Soutien

 

http://jabeurghazifree.blogspot.fr/2014/03/libre-enfin-freejabeur.html

Opération 100 dessins pour Jabeur Mejri

Posted: 3rd February 2014 by Hasni in FreeJabeur

 Communiqué du Comité de Soutien de Jabeur Mejri

Dessine-moi la Liberté !

 

Communiqué du 3 février 2014

La Tunisie vient d’adopter sa nouvelle Constitution. Elle sera mise à l’honneur le 7 février prochain en présence de plusieurs dizaines de représentants officiels d’Etats et de Royaumes étrangers. Alors que dans ce texte fondateur, la liberté d’expression et de conscience sont présumées garanties,

le maintien en détention de Jabeur Mejri est contraire à l’esprit et au texte de la Constitution.

Jabeur Mejri a été condamné à 7 ans et demi de prison pour ses idées. Un prisonnier d’opinion dans la Tunisie d’après la Révolution est inacceptable.

C’est ce qui a motivé près de 100 dessinateurs pour participer à cette opération « 100 dessins pour Jabeur ».

C’est sans doute une première mondiale dans laquelle des dessinateurs de presse et des caricaturistes  de plus d’une dizaine pays se retrouvent pour dénoncer, ensemble, cette situation et pour défendre la Liberté d’Expression.

Vous pouvez retrouver et diffuser tout ou partie de ces œuvres que vous pouvez consulter sur :

http://100dessinspourjabeur.org/

100 dessins pour Jabeur

Le Comité de soutien de Jabeur Mejri remercie pour leurs participations :

@revolution, Alain Nalair, Amar Bézouere, Anis Chelbi , Aurel, Ballouhey, Bauer, Belateche, Belkhamsa, Berth, Besot, Besse, Biz, Brito, Cécile Bertrand, Clou, Cost, Decressac, Djamel Lounis, Djony Rubio, Dlog, Dogan, Duck, El Chico Triste, Faro, Fathy, Yassin Latrache, Faujour, Fey, Flask, Franx, Fred Lardon, Frep, Frizou , Gab, Ganan, Gdb, Gibo, Giemsi, Goubelle, Gros, Ïoo Caricature, Jean-Michel Renault, Jim, JM:o, Kap, Kianoush, Kishka, Kroll, L’amiral, Large, Lasserpe, Luc Arnault, Malkomix, Marvin Chao, Mix et Remix, Mykaïa, Orange Critique, Pakman, Palix, Papybic, Phil Umbdenstock, Philippe Bercovici, Placide, Plantu, Raphaël Rafagé, Riton, Robert Rousso , Rod Rodho, Saive, Sampaio, Samuel Lemaire, Scotto, Serdu, Sergio , Sina, Slobodan Diantalvic, Sondron, Soulcié, Sunra, Tawfiq Omrane , Traxs, Troud, Vadot, Valerian Vanhouteghem, Vince, Vit Amine, Willis From Tunis, Wings, Yahia Boulahia, Ysope, Z(débat Tunisie), Zied Mejri.

 

 

Comité de soutien Jabeur et Ghazi

kolna.jabeur.kolna.ghazi@gmail.com

http://jabeurghazifree.blogspot.fr/

https://www.facebook.com/PourLaGracePresidentielleDeJabeurEtGhazi?fref=ts

Libérez Weld El 15 !

Posted: 19th December 2013 by Hasni in FreeJabeur

Liberez Weld El 15

Jeudi 5 décembre, au tribunal de Hammamet c’est la vie d’un jeune artiste qui est en jeu. Weld El 15 est tunisien. Il a 25 ans. Cette année, il a déjà été en prison pour une chanson. Aujourd’hui, il risque encore une fois de se retrouver derrière les barreaux. Son crime ? Avoir donné un concert dans un festival à Hammamet le 22 août dernier.

Signez et diffusez largement la pétition pour demander sa libération. Votre clic sauvera peut être une vie

 

Texte de la pétition :

Il y a tout juste un mois, Walid Denguir, un jeune tunisien de 32 ans meurt sous le coup de la torture dans un commissariat de Tunis à deux pas de là où Weld el 15 a grandi. Selon les associations de droits de l’homme, il a été « victime d’une torture sauvage de la part des agents de police».
Si Weld el 15 est de nouveau emprisonné, il risque de subir le même sort.
L’affaire remonte au 13 juin. Ce jour-là, Weld el 15 est condamné par le tribunal de Ben Arous à deux ans de prison ferme pour sa chanson « Boulicia Kleb », où il dénonce la violence policière et une justice à deux vitesses. Une mobilisation de la société civile tunisienne et à une pression médiatique internationale, ont ramené sa peine à six mois avec sursis lors de son procès en appel le 2 juillet dernier.
Depuis sa libération, Weld el 15 vit dans une prison à ciel ouvert. Tout l’été, il a été victime d’intimidations policières et judiciaires quasi quotidiennes. Sur les réseaux sociaux, des fonctionnaires de police le menacent de mort. Il est même inquiété jusque chez lui où des policiers en civil viennent effrayer sa famille.
Le 11 août dernier, alors qu’il est à la terrasse d’un restaurant à Sousse avec son amie, Weld el 15 est reconnu par des policiers qui vont l’insulter et le pousser à bout, le jeune homme leur répond, il est immédiatement embarqué au poste où il se fait tabasser.
L’unique concert auquel Weld el 15 participe cet été se termine par l’irruption d’une trentaine de policiers cagoulés dans les loges. (Festival de Hammamet le 22 août dernier) Weld el 15 et le rappeur Klay BBJ sont arrêtés et violemment battus au point qu’ils ont du être admis aux urgences de l’hôpital.
Une semaine plus tard, Ghazi Mrabet l’avocat des rappeurs apprend par voix de presse qu’un procès s’est tenu le jeudi 29 août au tribunal de Hammamet et que les juges ont condamné par contumace les deux artistes à un an et 9 mois de prison ferme. Un procès auquel les artistes n’ont pas été convoqués et qui s’est donc déroulé en l’absence des prévenus et de leur avocat.
Aujourd’hui, la Tunisie met ses artistes en prison pour le simple fait de monter sur scène et de donner un concert. Et c’est toute une jeunesse qui sait que la justice tunisienne n’en est plus une ; qu’elle est capable de produire un simulacre au service du puissant corps de la police, héritier du système Ben Ali.
En écoutant le président tunisien au Parlement Européen, on a pu croire que la Tunisie avait fait sa révolution ! Ce sont là des promesses d’Etat de Droit pour la Méditerranée « côté nord ». Côté sud, à Tunis, c’est la violence des commissariats et des policiers qui continuent de torturer des citoyens ordinaires comme du temps de Ben Ali.
Depuis le 29 août, Weld el 15 était en cavale, il refusait de se rendre à une justice dont il avait la certitude qu’elle serait partisane et arbitraire. Mais après trois mois de cavale, sa situation devient intenable. Il ne veut plus vivre caché, hors du monde, loin des siens, mis à l’écart de la scène musicale, rongé par l’angoisse d’être arrêté à tout moment. Il a demandé à son avocat de faire opposition à son jugement du 29 août. Le procès a été fixé au jeudi 5 décembre.
Le 5 décembre, C’est la vie d’un jeune artiste de 25 ans qui est en jeu. Il risque une fois de plus de subir la violence de ses geôliers, une violence qui peut aller jusqu’à entraîner la mort.

Faut il mourir pour une chanson ?
Depuis la diffusion sur youtube du clip de sa chanson Boulicia Kleb (« les flics sont des chiens »), Weld el 15 est devenu une icône, la voix de la rébellion. En quelques semaines, le clip a dépassé le million de vues sur internet (3 millions et demi de vues à ce jour). Dans ce morceau, il raconte son histoire, celle d’un jeune arrêté pour consommation de cannabis, tabassé par les policiers et jeté en prison (en 2012, il passe 9 mois derrière les barreaux pour un joint). Il lance un débat sur la violence policière et remet en question l’une des principales forces en présence dans le pays, puisque malgré la fuite du dictateur, le corps de la police n’a toujours pas été réformé.
Weld el 15 a décrit la réalité et il a touché des millions de jeunes. C’est pour cette raison que la police crie vengeance sur les réseaux sociaux, et ne ratera pas une occasion de le faire tomber. Elle veut faire de lui un exemple. Et elle a le pouvoir d’influer sur la décision des juges.
Ne les laissons pas agir. Il est de notre devoir à tous de nous soucier de son sort et d’alerter l’opinion publique et les médias européens pour que la justice tunisienne se sente observée et n’agisse pas en toute impunité.
A ce titre, déjà, l’avocat français Dominique Tricaud qui a défendu les artistes La Rumeur et Ministère amer en France se rendra mercredi à Tunis pour participer à la défense de Weld el 15.
Une pétition http://freeweldel15.wesign.it/fr témoigne depuis cet été du large soutien apporté à l’artiste en Europe et en Tunisie.
De par son prix Nobel, son histoire, et sa vocation, l’Union européenne sera vigilante et exigeante ce 5 décembre pour l’appel à la vie de l’artiste Weld El 15, l’appel au destin d’une jeunesse tunisienne.

Source

Vendredi 13 décembre : conférence de presse !

Posted: 12th December 2013 by Hasni in FreeJabeur
Comité de soutien de Jabeur / Mouvement 13 mars

FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
ATFD – Association tunisienne des femmes démocrates
Ligue tunisienne de la défense des droits de l’Homme
Association Tahaddi – Centre des défenseurs de droits de l’Homme
Organisation Tunisienne pour la Citoyenneté

Invitation

Conférence de presse
suivie d’une marche avec 669 bougies et d’un concert

« Allumons des bougies pour la liberté »

13 décembre            2013 @15.H00
Hôtel Africa- Avenue Habib Bourguiba-Tunis

Le 10 décembre dernier, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme, 79 prisonniers ont été graciés. Aucun prisonnier d’opinion n’a bénéficié de cette grâce. Lors de cette conférence de presse, les participants expliqueront en quoi la liberté d’expression et d’opinion est aujourd’hui menacée en Tunisie. Ils reviendront tout particulièrement sur les affaires Jabeur et Weld el 15.


Participants à la conférence de presse :
- Hend Chenneoui, Mouvement 13 mars
- Abdessattar Benmoussa, LTDH
- Yosra Frawes, FIDH

A la fin de la conférence de presse, “une marche” prendra le chemin du local de la FIDH (17 rue de Marseille), où la troupe Clupea Musique jouera à 18H00. Ce concert sera précédé d’interventions d’avocats tunisiens (Me Bochra Belhaj Hmida et Me Ghazi Mrabet). Lors de la marche, les participants allumeront 669 bougies. Ce chiffre correspond au nombre des nuits passées en prison par Jabeur et Weld el15.


Contact presse :
Yosra Frawes, déléguée de la FIDH en Tunisie – Tel : + 216 21 29 83 12 (yf@fidh.org)