Le mouvement

By WebMaster

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Un mouvement est lancé !

Marre de voir les libertés, un acquis chèrement payé de la Révolution, violées, bafouées et piétinées dans cette nouvelle Tunisie !
Marre de passer sous silence, les aberrations du système qui nous brime et opprime !
Nous ne fermerons plus nos gueules ! Nous nous unissons pour crier encore plus fort : libertés pour tous !

Pourquoi le mouvement du 13 mars ?

Parce que le 13 mars est la journée nationale de la Liberté d’Expression sur Internet, décrétée en 2011, en hommage à Zouhair Yahyaoui, 1er cyberdissident, décédé le 13 mars 2005.
Qui sommes nous ?

Des citoyens du monde qui partagent la même vision d’une Tunisie démocratique, libre et respectueuse des droits de l’Homme et des libertés fondamentales pour laquelle la jeunesse s’est battue. Nous avons compris une chose depuis le 14 janvier : c’est par l’union et le travail d’équipe que nous éviterons de nous faire écraser par cette machine à broyer les libertés qui s’est mise en place en Tunisie

Qu’allons nous faire ?

Nous n’épargnerons aucun effort pour faire connaître la situation de la Liberté d’Expression en Tunisie à travers l’ensemble de ses violations que cela concerne des anonymes, des artistes, des journalistes, des militants, … Nous serons là !

#FreeJabeur ! #Freeweldel15 !  #FreeKlayBBJ ! #FreeNasreddineShili ! #FreeHelmiNasr ! #FreeAnouarHafedh ! #Freeamina !

# […] !!!!

Chaque jour qui passe, la liste s’allonge ! Il faut stopper cette hémorragie !

Nous prenons nos responsabilités. Dans l’immédiat, chaque 13 du mois nous organiserons des actions pour sensibiliser et former les jeunes sur l’importance de la Liberté d’Expression et nous les aiderons à l’exercer. Nos premières actions concrètes porteront entre autres sur le dossier de Jabeur Mejri en lien avec son Comité de soutien afin d’exiger sa libération immédiate et inconditionnelle.

Nous solliciterons des juristes afin de faire la chasse aux textes de loi, aux articles, aux règlements liberticides dont certains ont permis à la dictature de Ben Ali de martyriser les opposants, les mêmes qui aujourd’hui sont au pouvoir. Nous les aiderons à soigner leur amnésie !
Et vous qu’est-ce que vous pouvez faire ?

Comme nous. Chacun à son niveau et avec ses moyens peut participer à la défense de la Liberté d’Expression. Que cela soit sur le net, nous vous offrons un espace de libre expression pour cela, ou sur le terrain, vous pouvez agir. Libérez votre parole, libérez vos actes !

Vous manquez d’air ? Vous manquez d’outils ou d’espaces d’expression ? Vous voulez dénoncer une situation ?

Venez chercher des informations ! Venez vous exprimer ! Sur 13mars.tn !

Les libertés ne s’usent que si nous ne les exerçons pas !

Mouvement du 13 mars

http://www.13mars.tn

Mouv13mars@gmail.com

*****

حركة جديدة تولدت…

يزي ما شفنا تضييق على الحريات الي ما فكيناها كان بدم الشهداء ووجايع التوانسة، ويزي من الانتهاكات في تونس بعد الثورة…

فدينا من السكوت على نظام يقمع فينا وفي كل صوت حرّ يعبّر…

ماعادش باش نسكرو أفامنا… باش نلموا بعضنا باش كيف نتكلمو صوتنا يتسمع: الحريّة للناس الكلّ

علاش حركة 13 مارس؟

على خاطر 13 مارس هو اليوم العالمي لحرية التعبير على الانترنات من عام 2011، لتكريم المناضل زهير اليحياوي، المدوّن والناشط على الانترنات، الي توفّى في 13 مارس 2005 من جرّة التعذيب في سجون بن علي على خلفية فضحه للنظام ومقاومته وقتها

شكون أحنا؟

احنا مواطنين من العالم الواسع، تلمّنا رؤيا لتونس ديمقراطية، حرّة، تحترم حقوق الإنسان والحريات الأساسية الي على خاطرها تحرك الشباب وقلب نظام الاستبداد

وفي 14 جانفي تعلّمنا حاجة مهمة، انو مع بعضنا نقدرو نحميو بعضنا من انو ماكينة السلطة والاستبداد تسحقنا وتمسّ حرّياتنا.

 

آش باش نعملو؟

باش نعملو جهدنا باش نعرّفو الناس والعالم بوضع حريّة التعبير في تونس، والانتهاكات الي نتعرضولها، ما فماش فرق بين فنان وصحافي وناشط وإلا أي مواطن في أي بقعة من البلاد… الانتهاك يقعد انتهاك، مهما كان الي باش يتعرضلو

 

#FreeJabeur ! #Freeweldel15 !  #Free KlayBBJ ! #FreeNasreddineShili ! #FreeHelmiNasr ! #FreeAnourHafedh !

 

# […] !!!!

كل نهار الليستة قاعدة تطوال ويلزم نوقفوا النزيف…

يلزمنا نتحملو مسؤوليتنا… كلّ شهر، نهار 13، باش نوعيو الناس وندرّبو الشباب على موضوع حرية التعبير ونعاونوهم باش يمارسوها…

في الوقت الحالي، مركزين جهدنا على ملف جابر الماجري المحكوم بسبعة سنين ونصف على خلفية تعبيرو عن رايو، وبالتنسيق مع لجنة المساندة متاعو، نطالبو بإطلاق سراحو الفوري وغير المشروط

باش يخدمو معانا حقوقيين وحقوقيات باش نطالبو بتنقيح القوانين وكل الفصول الي تحدّ من حرية التعبير في منظومة قانونية كانت طول عمرها خانقة واستبدادية، وكان يستعمل فيها بن علي باش ينكّل بمعارضيه وممكن توة أي نظام يشدّ البلاد يستخدمها، والواقع يشهد…

 

وانتوما، اش تقدرو تعملو؟

كيفكم كيفنا.. كل واحد من بقعتو، وعلى قدّ جهدو يقدر يعاون باش نحميو حريتنا في انو نعبرو وعلى انو نعبرو بحرية… على الانترنات والا في الارض، احنا فاتحين معاكم مجال التعبير، عبّرو بحرية، وحرّرو كلمتكم…
واذا حسيتو رواحكم مخنوقين، والا ما لقيتوش كيفاش تعبّرو والا تحبّو تكشفو وضعية متاع انتهاك حرية التعبير، والا تلوجو على معلومة….

أيجا عبّر على 13mars.tn

راهي الحريّة ما تتهرا كان كيف ما نستعملوهاش…

 

Mouvement du 13 mars

http://www.13mars.tn

Mouv13mars@gmail.com

 

Communiqué de presse du Comité de soutien à Jabeur Mejri

Annonce de la création du Mouvement

 

 

Vous avez, sans aucun doute, tous entendu parler de Jabeur Mejri. Il a été condamné à 7 ans et demi pour une caricature postée sur un réseau social. Mais ce que vous ne saviez pas forcément ce sont les chefs d’accusation.

 

-     5 ans pour trouble à l’ordre public pour un particulier qui avait 16 « fans » sur sa page personnelle … ,

 

-     2 ans pour offense à autrui dans un pays où les prêches et les actes violents, les appels à la violence et aux meurtres sont, criminellement, ignorés,

 

-     6 mois pour atteinte aux bonnes mœurs car le juge s’octroie le droit, sous contrainte politique, de décider quelles sont les mœurs acceptables.

 

Du temps de Ben Ali, la Liberté d’Expression comme l’ensemble des libertés fondamentales et des droits individuels, était bafouée. Il suffisait d’exprimer une opinion déplaisante pour le régime pour que le chef d’inculpation « trouble à l’ordre public » soit brandi. Ces mots magiques pour une justice aux ordres, ils sont nombreux à le connaître et à en avoir subi dans leurs chaires les conséquences : Moncef Marzouki, Mohamed Abbou, Abderraouf Ayadi, Hamma Hammami, Fahem Boukaddous, … La liste est longue. Elle comporte des hommes, des femmes, des connus, des anonymes, …

 

Pourtant, parmi celles et ceux qui ont connu ces souffrances et qui sont actuellement en situation de décider, on constate qu’ils ne font que reproduire les mêmes injustices avec les mêmes méthodes.

 

Nous, membre du Comité de soutien à Jabeur, avons eu du mal à réaliser le jugement du Tribunal de 1ère instance, tellement la peine était lourde, disproportionnée et prononcée avec une telle précipitation (arrestation le 5 mars 2012, jugement le 28 mars 2012) et sans la présence d’un avocat ! Nous avons cru à une erreur et espéré dans le jugement de la cours d’Appel mais non, en juin 2012, la condamnation était confirmée.

 

Après une année d’emprisonnement, la Cours de Cassation n’avait toujours pas fixé de date pour se prononcer sans aucune raison claire pour le justifier. Jabeur, pendant cette longue attente en prison, a perdu confiance en la justice et a demandé, lui même, dégouté et désespéré, le retrait de sa demande en cassation.

 

La condamnation devenant de droit et de fait définitive, le Comité de soutien espérait en ultime recours la grâce présidentielle. Elle était comme une évidence. La mascarade allait cesser.

 

Nous étions confiants, forts des déclarations du Président de la République qu’elles furent publiques ou celles privées qu’on nous a rapporté. Avec son droit régalien, l’indépendance des autorités judiciaires n’était pas remise en cause.

 

Qui mieux qu’un militant des Droits de l’Homme, ancien Président de la LTDH, membre d’Amnesty International et qui lui même a souffert de l’injustice pour ses opinions, pouvait soutenir cette cause ?

 

Nous avons respecté les formes et le droit. Nous avons introduit une demande de grâce présidentielle auprès du Ministère de la Justice, malgré un formalisme pointilleux et déplacé et nous avons demandé audience auprès de la Présidence.

 

Par l’entremise d’une ONG, nous avons pu obtenir un rendez-vous avec le 1er Conseiller du Président, M. Azyz Krichene. Lors de cette rencontre, nul besoin de parler du dossier ou d’argumenter, notre interlocuteur était parfaitement informé du dossier et convaincu, selon ses dires, que Jabeur n’avait rien à faire en prison. M. Krichene a tenu la maman de Jabeur dans ses bras et lui a affirmé, droit dans les yeux, qu’il avait été de l’autre côté de la barrière et qu’il comprenait parfaitement sa peine de mère. Il nous a donné espoir. Et l’espoir, c’est tout ce qui reste à cette famille.

 

Quelques jours plus tard, le Comité a été invité au Palais pour rencontrer le Conseiller chargé des Droits de l’Homme. Nous y avons entendu le même discours : sa place n’est pas en prison … ce n’est pas une image positive pour la Tunisie nouvelle … les Nations Unies, Amnesty et les autres ONG en parlent … La Liberté d’Expression est un acquis de la Révolution …

 

Le 25 Juillet, fête de la République, il n’y a pas eu de grâce présidentielle. A la fête de l’Aïd, nous attendions avec impatience la sortie de Jabeur. Nous rêvions encore à Jabeur qui passerait les fêtes de l’Aïd en famille… Ce jour là a été long. Probablement le plus long pour chacun d’entre nous. La sœur de Jabeur n’a pas arrêté de téléphoner pour avoir des nouvelles. Midi … après midi … fin d’après midi … fin de journée  … Et pas de nouvelles. Nous avons alors compris.

 

Jabeur reste en prison.

 

Jabeur reste en prison et nous ne savons pas pourquoi. Nous avons demandé des explications. Mais rien. Et les questions se sont mises à tourner en boucle.

 

Comment peuvent-ils laisser Jabeur en prison et nous parler de démocratie, de libertés, de droits de l’Homme ?

 

Comment peuvent-ils promouvoir une Tunisie qui a chassé un dictateur et accepter que Ghazi Beji ait obtenu le statut de réfugié politique à l’étranger ?
Comment peuvent-ils regarder le peuple en face et lui promettre un avenir quand un prisonnier d’opinion reste en prison ?
Comment peut-on parler de Révolution si Jabeur est en prison pour des idées ?
Au début, peu de gens se sont mis à la place de Jabeur Mejri. Un cas isolé pensaient-ils. Et puis cette histoire de caricature, cela reste sensible. Il vaut mieux ne pas s’en mêler. Mais ce qui a commencé avec Jabeur a continué. Les atteintes aux libertés et les menaces ont concerné des artistes, des expositions, des chanteurs, puis certains journalistes ou patron de médias, puis les médias en totalité.

 

Jabeur est en prison. D’autres Jabeur suivent. Pensent-ils, comme Ben Ali avant eux, mettre des idées en prison ? Pensent-ils pouvoir nous faire taire ? D’autres Jabeur suivent. Mais d’autres Jabeur se révèlent. Je suis Jabeur. Nous le sommes tous. Car nous sommes tous en danger maintenant. Mais nous avons décidé fermement de nous exprimer haut et fort. Défendre Jabeur aujourd’hui, c’est défendre le droit de chaque Tunisienne et Tunisien à la Liberté d’Expression.

 

Voilà pourquoi, nous avons décidé de lancer le Mouvement du 13 Mars. Cette date a été retenue par la Présidence, en 2012,  comme journée nationale Zouhair Yahyaoui, pour la liberté d’expression sur internet.

 

Ce Mouvement vous annonce que chaque 13 du mois qu’il appelle à un rassemblement (le lieu sera précisé prochainement) pour rappeler à chacun d’entre nous que Jabeur, prisonnier d’opinion, est en prison. Nous appelons chaque personne, chaque famille, chaque citoyen, chaque anonyme à nous rejoindre et à faire de ce rendez-vous celui de la défense des prisonniers d’opinion en Tunisie.

 

Nous organiserons des ateliers de blogging, de graffitis, de « street Poetry », de « Tsawer Charaa », des concerts de soutien et toutes formes d’expression possibles pour sensibiliser et former les Tunisiens, en particulier les jeunes, à leur liberté fondamentale de s’exprimer librement et en mémoire de toutes celles et ceux qui sont morts ou ont été blessés pour que cette liberté puisse être la leur.

 

Nous utiliserons l’ensemble des médias, réseaux sociaux, réseaux militants, qu’ils soient nationaux ou internationaux, pour parler de Jabeur. Nous chercherons à être dans tous les festivals réunissant des artistes, des dessinateurs, des musiciens, des créateurs, … pour y parler haut et fort de ce prisonnier politique.
Nous serons le relai des ONG nationales et internationales pour que le dossier de Jabeur soit évoqué et défendu à chaque réunion et chaque action.
Nous saisirons les partenaires politiques et économiques de la Tunisie pour les alerter de cette situation.
Nous prendrons chacune des occasions qui nous sera donnée dans les petits moments comme dans les grands rendez-vous nationaux et internationaux de la Tunisie, pour nous faire remarquer. Nous n’hésiterons pas à déranger les gens, les esprits, les réunions, les colloques et autres conférences pour faire connaître l’injustice qui est faite à un simple citoyen qui n’a d’autres tords que celui de s’être exprimé.

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